20 May 2002

Ces temps-ci, je lis les newsgroups relatifs au web, et je m’aperçois que le HTML évolue dans une direction qui ne me plaît pas…

Semblerait que les Powers That Be (le W3C) aient décidé que la voie du futur était de séparer le contenu de la mise en page. Voilà, c’est la règle d’or, il faut que le contenu (le texte) soit totalement indépendant de l’affichage, du formatage. En clair, quand je décide de mettre des mots en gras ou en italique, c’est mal. Quand je décide que, sur mon site, les citations sont en italique et dans la même police que le reste du texte, c’est mal. Je devrais juste marquer <citation> et laisser le browser décider de comment ça s’affiche.

Indépendamment du fait que c’est complètement irréaliste si on veut conserver la compatibilité avec les navigateurs existants, moi, ça me pose un gros problème. La mise en page, ça fait partie du contenu : quand vous lisez une BD, ça ne vous viendrait pas à l’idée d’exiger de pouvoir changer la forme des bulles, ou la police, ou l’agencement des dessins, si ? Alors pourquoi, quand on lit un magazine, on devrait pouvoir tout réagencer, tout réécrire et tout changer ? Les gars, si tout ce qui vous intéresse c’est de lire des documentations techniques en ligne, c’est pas la peine de s’embêter à programmer Mozilla, hein. Il suffit de faire une interface X/Window pour Lynx, et vous serez heureux. Moi, en attendant, je revendique le droit de décider que les headers de mon journal s’affichent en gras et orange, et halte à la chasse aux sorcières.